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Coinces - " Le Bienheureux " Cormier - (1832-1916)

Auteur : Patrick  Créé le : 20/01/2025 17:10
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C’est dans le village de Coinces que François Cormier et Félicité Bracquemond célèbrent leur mariage le 24 septembre 1827. Le mariage se déroule dans la petite église du village située au centre du cimetière. Dans quelques années, elle sera un peu agrandie et dotée d’une tribune (1856) et d’un clocher (1860) abritant deux cloches. Plus tard, le cimetière, comme dans beaucoup de village en France, sera déplacé route de Patay. Mais, en ce jour de mariage, la petite cloche, « la petite Martin », carillonne pour annoncer cet heureux événement.

François travaille avec son père dans l’épicerie familiale à Orléans et Félicité, née à Coinces, vit avec ses parents qui possèdent au « quartier de Villardu » une petite ferme et un moulin à vent, situé à 300m environ au sud du hameau.

Mais « Cité », devenue Madame Cormier est maintenant épicière aux côtés de son époux. Le couple aura deux enfants ; Eugène et Henri. Le second, futur dominicain, naît le 8/12/1832 à Orléans. Puis en 1845, il quitte l’école des Frères et rejoint son aîné au petit séminaire. A 19 ans, le 18 août 1851, Henri fait son entrée au grand séminaire d’Orléans. Plus tard, il reçoit l’ordination sacerdotale le 17 mai 1856, dans la cathédrale d’Orléans par Mgr Dupanloup. A la fin de la messe il annonce à sa mère « je veux devenir moine ». Il prend l’habit dominicain et devient « Frère Hyacinthe ».

Plusieurs fois prieur, il fut appelé à Rome comme « socius » du Maître de l’Ordre, procureur général, puis en 1904, il fut élu 76ème Maître Général des Dominicains.

 

 

Pour autant, il n’oubliera jamais ses origines beauceronnes. Lorsque l’occasion lui en était donnée, il aimait revenir à Coinces ou il y avait tant de cousins et beaucoup de souvenirs d’enfance. A Coinces, il possédait, de ses grands parents, la petite ferme et le moulin à vent, qu’il vendit avant de partir à Rome. Le vieux moulin à vent de son grand père, après avoir connu, par la suite, plusieurs propriétaires, sera démoli en 1932.

Attaché à sa région, il aurait fait don à l’église de Coinces de deux tableaux ; l’un représentant Saint Martin, patron de la paroisse et l’autre Notre Dame du Rosaire (tableau disparu). Il fera don également à la paroisse de Gidy d’une statuette, rapporté de Rome, de Saint Dominique recevant le chapelet des mains de la Vierge Marie.

 

Après une vie bien remplie, il mourut à Rome, le 17 décembre 1916, dans sa cellule du couvent Saint Clément ou il venait de prendre sa retraite. Il fut inhumé dans l’église Saint Dominique et Saint Sixte de Rome.

Il fut béatifié par Jean Paul II le dimanche 20 novembre 1994.

 

Source :

Extrait du livre de Jean Fresneau, ancien curé de Coinces, 3 ème édition de janvier 2017