Cravant : Le domaine de Laie du 13ème au 16ème siècle
Modifié le : 09/03/2026 17:59
Exporter l'article au format pdf
Nous sommes au 13ème siècle et nous marchons sur un chemin bordé d’arbres et de fossés qui nous conduit du bourg de Cravant aux fermes du Petit et du Grand Laie.
Ces arbres sont la dernière trace visible de l’ancienne forêt de Marchenoir qui s’étendait jusqu’ici avant les grands défrichements du 12ème siècle. Et de chaque côté de ce chemin, des champs et des paysans qui les cultivent. Au-delà de Laie le chemin se divise en trois et s’enfoncent dans l’horizon du ciel. Le premier chemin va en direction du hameau de Billy et de Meung, le chemin à gauche va en direction de Villermain et celui de droite rejoint Ouzouer-le-Marché. Tel pouvait être le paysage de Laie que j’imagine en ce début du 13ème siècle, origine de notre histoire.
Je vous propose de découvrir, dans le présent article, une histoire du domaine de Laie du 13ème au début du 16ème siècle. Le hameau de Laie est situé à environ 1km du bourg de Cravant (voir figure 1 ci-dessous). Durant l’histoire, Laie s’écrira ; Lais, Laies, Lès,….Il existait à Laie, depuis au moins le 14ème siècle, deux fermes ; « le petit et le grand Laie ». Les parties historiques de mon récit sont inégales en fonction de la quantité des sources trouvées. Un prochain document traitera des propriétaires du château de Laie du 17 au 20ème siècle.
Aujourd’hui, Cravant est une commune du Loiret, située à 7km au nord de Beaugency. Sa population est d’environ 1000 habitants.
Elle comprend les fermes et hameaux suivants: Launay, Orcière, La Borde, Rilly, Petit Rilly, Châtre, Beaumont, Villechaumont, Le moulin de Villechaumont, Villejouan, Cernay, Villecoulon, La Villette, Villesue, Beauvert, et Laie.
Laie au 13ème siècle
A la limite entre la Beauce et la Loire, proche de la forêt de Marchenoir, la paroisse de Cravant est probablement apparue au 13ème siècle avec la construction en pierre de son église Saint Martin, par les moines de Beaugency et grâce à l’expansion économique et démographique que connaît l’occident du 10 au 13ème siècle.
En effet, le 13ème siècle en Beauce, et donc à Laie, est un siècle de révolution technique agricole et de prospérité économique. Le cheval remplace définitivement le bœuf et l’usage de la charrue, tirée par deux chevaux, se répand. La rotation triennale se généralise sur toutes les parcelles disponibles après le défrichement de la fin du siècle précédent. Ce défrichement a peut être permis au domaine de Laie d’être cultivable, car le domaine de Laie appartenait probablement à la forêt de Marchenoir (Silva-Longa qui comprenait la forêt de Marchenoir et celle de Fréteval). En effet, son nom signifierait : «un chemin de terre percés dans une forêt ».
Pour le paysan du 13ème siècle, qui consomme presque un kilo de pain par jour, la moisson des céréales représente un moment important. Elle est réalisée à la faucille dentelée. Cet outil est préféré à la faux dont le choc brutal sur les tiges de céréales aurait occasionné des pertes de grains trop importantes. Les troupeaux de mouton viennent ensuite dans les champs pour brouter les chaumes. Le moulin à vent « banal », des seigneurs apparaît dans le paysage de la paroisse de Cravant.
Depuis le Moyen Age jusqu’à la fin du 18ème siècle la terre « des Lais » est soumise à un droit d’Hommage envers le Comté de Beaugency.
La prospérité agricole de notre région Loire-Beauce est très grande jusqu’à la fin du 13ème siècle. Dans ce climat d’aisance qui profite aux grands propriétaires, il est possible qu’un seigneur de Laie a fait construire une « demeure seigneuriale » sur son domaine des « petit et grand Laie ».
Il s’agit peut être de Geoffroy Varin, qui dans une charte de 1216, sous le scel de Garnier d’Echelles, avec le consentement de Béatrix, sa femme, de Geoffroy, Pierre, Jean, Etienne, Renault, Thomas, ses fils, et de Marguerite, sa fille, donna aux religieux, abbé, prieur et couvent du Petit Cîteaux, 4 sols parisis de cens à avoir tous les ans sur ses terres de Cravant qu’il avait en fief de Pierre de Salerne, son neveu, qui consentit aussi à la dite donation.
Il est possible également que grâce à la prospérité économique, la paroisse de Cravant était aussi peuplée à cette époque qu’en 1850 (soit presque 1400 habitants).
Mais les choses changent vite et à la fin du 13ème siècle des déficits céréaliers, liés aux conditions météorologiques, provoquent des disettes meurtrières. En effet, en entrant dans le 14ème siècle et après 3 siècles d’expansion de la société rurale, le temps de la faim est de retour. Toutes les terres sont mises en culture et tout est occupé par les céréales (seigle, orge, méteil), nécessaires pour procurer à tous le brouet et la galette. Une suite de mauvaises récoltes à partir de 1315, a de nouveau ouvert le cycle des disettes. Ainsi, en 1338, une grave famine sévit dans l’orléanais et dans nos campagnes. Puis le mauvais temps se met de la partie. Par exemple, en 1345, les récoltes sont désastreuses. Dans ces conditions, les campagnes et le domaine de Laie souffrent et les paysans sont démoralisés. Pour survivre ils braconnent dans la forêt de Marchenoir et les vieilles femmes, accompagnées des enfants, sont « plier sous le poids des fagots qui tombent à leurs chevilles et dépassent de leurs têtes ».
Avec la peste la démographie chute et cette brutale disparition du « trop-plein » démographique transforme profondément l’agriculture et la société rurale donc le domaine de Laie. La main-d’œuvre devient rare.
Laie et ses environs pendant la guerre de Cent Ans
« De la famine, de la peste et de la guerre, délivre-nous Seigneur », telle est la prière des hommes du 14ème siècle, accablés par les malheurs.
En effet, à Laie, comme partout en France, en ce milieu du 14ème siècle, la mort rôde (pestes, famines, loups…). Cette mort provient aussi de la plus longue des guerres qui vient d’être déclarée en France (la guerre de Cent Ans de 1337 à 1453).
C’est un siècle de présence anglaise dans notre pays Loire-Beauce. La récurrence des pestes et la répétition des campagnes militaires, avec leur implication économique vont entraîner des désastres dans nos villages qui sont difficiles aujourd’hui à imaginer. Georges Duby pourra dire que la Beauce était au « centre d’un cyclone ».
L’arrivée de la mort, apportée par les nombreuses épidémies de peste et la guerre va profondément et durablement transformer les mentalités. La faux, pour l’allégorie de la Mort, devient l’emblème de l’époque. Le triomphe de la Mort orne les murs des églises, tandis que les danses macabres déploient leurs farandoles de squelettes (voir la peinture dans l’église de Patay). Les testaments de cette époque prévoient des centaines de messes à dire pour le repos et le salut de l’âme du défunt. Les hommes développent des terreurs irrationnelles. Ils ont peur.
La plupart des seigneurs de Beauce participent à la guerre et plusieurs d’entre eux périssent en 1346, à la bataille de Crécy où le roi Philippe est écrasé par les troupes anglaises. La guerre de Cent Ans a détruit une grande partie de la gentilhommerie beauceronne. Ainsi, au 16ème siècle, 70 % des nobles de Beauce sont des « hommes nouveaux ».
De plus, dès le début des conflits, oubliée depuis le 7ème siècle, la peste asiatique revient en force et déferle dans le pays Loire-Beauce pendant l’été 1348. La peste noire se répand certainement sur la paroisse de Cravant qui perd probablement un tiers de ses habitants, soit environ 500habitants. Des familles disparaissent. La main-d’œuvre diminue et par conséquent certaines terres ne sont plus cultivées. La terre « des Lais » n’échappe pas à ce désastre et la plupart de ses champs se retrouvent en friche.
La « Métairie des Lais » (pour désigner le Petit et le Grand Lais) comprend à cette époque 176 mines de terre (soit environ 50 hectares), « sans y comprendre les vassaux », disent les actes d'aveux de 1355 et de 1405. En effet, le servage a progressivement disparu. Ces 176 mines sont probablement dispersées en une multitude de parcelles. Il n’est pas rare à cette époque, en Beauce, de trouver 150 parcelles pour un total à cultiver de 50ha.
Pour rappel, dans le système de métrologie médiévale, soit avant le 16ème siècle ; 1 perche=42 carreaux=14,06 ares ; 1 quartier = 10 carreaux = 3,34 ares ; 1 muids = 12 setiers = 24 mines = 6,7488ha.
Après le traité de Brétigny en 1360, c’est le tour des Grandes Compagnies de ravager le pays Loire-Beauce. En effet, les mercenaires, engagés dans la guerre, ne sont plus payés par les Anglais pendant les périodes de paix. Faute de solde régulière, des groupes, sous la conduite de chefs qu’ils désignent eux même, s’abattent sur notre pays de Loire-Beauce et se livrent à des pillages, vols, incendie de bâtiments et d’églises. En 1363, les bandits menacent même Orléans. Pour se protéger des pillards, violeurs,… il est possible que les habitants de Cravant creusent des souterrains. En effet, les paysans de Beauce ont depuis longtemps l’habitude, de creuser des cavités souterraines quand ils cherchent de la marne pour fertiliser la terre.
Heureusement en 1365, à la demande du roi de France, Bertrand de Du Guesclin délivre le royaume des Grandes Compagnies. Il les persuade de participer à la guerre en Espagne. Mais les pillages dans nos campagnes continuent. Ainsi, en 1370, les Anglais traversent et pillent la Beauce pour gagner la Bretagne et en 1380 le village de Marchenoir est pillé par les anglais.
Dans les villages comme celui de Cravant, la menace du retour des troupes armées, même s’il ne se produit pas, suffit à paralyser l’activité rurale. Les paysans sèment peu et laissent une bonne partie des terres en friche. De plus le vol des chevaux des laboureurs par les pillards réduit les cultures.
Par la suite la paroisse de Cravant ne subit plus de pillage. Cette période de relative accalmie durera de 1380 à 1413. Pour probablement remercier le ciel, Geoffroy de Plainvillier fait, en 1389, un don à l’abbaye de Beaugency, d’une rente de 20 sous parisis sur sa « métairie de Lès ».
Il faut attendre juin 1429 pour voir la libération de Meung, de Beaugency et de la région.
Mais quand l’armée anglaise quitte définitivement le pays vers 1432, il reste encore des bandes armées (routiers, écorcheurs), qui sont la cause, jusqu’en 1445 et la création d’une armée organisée, d’une épouvantable misère et d’un effroyable dépeuplement de nos villages. Ramassis de troupes françaises ou bourguignonnes et d’aventuriers démobilisés, ils se sont désignés sous le nom « d’Ecorcheurs ». Dans les villages, ils pillent l’église, puis la brûlent et ensuite ils massacrent ses habitants.
Les historiens notent qu’il est possible que plus que les dégradations par les gens de guerre, ce soit aussi le manque d’entretien des églises, dans cette période de longue guerre, qui est à l’origine du délabrement des édifices religieux. Je pense que l’église St Martin de Cravant a probablement été pillée et incendiée durant cette période.
Pendant cette horrible période, pour les habitants, le domaine de Laie, à proximité de la forêt de Marchenoir, a probablement subit aussi les ravages commis par les loups vers 1440. Car en période de grandes famines et de guerre, les loups en profitaient pour dévorer les habitants dont surtout les enfants.
Par ailleurs, il est certain que cette guerre a entraîné des déplacements de population, et que certains villages de Loire Beauce seront presque vidés de leurs habitants. En effet, les paysans, voyant régulièrement leurs moissons ruinées par les passages des gens de guerre désertèrent la terre qui, faute de labours et de main d’oeuvre, resta en friches.
Plus tard, les paysans, ayant fui, reviennent chez eux pour reprendre sur leurs terres la culture de leurs champs abandonnés aux friches. Grâce à de nombreux migrants limitrophes (des Normands, Bretons, Manceaux…) la Beauce et ses villages sont repeuplés. Des nouveaux baux sont rédigés entre le seigneur et le laboureur pour remettre en culture les terres et les vignes abandonnées du domaine de Laie.
C’est aussi l’époque des innovations techniques importantes comme l’imprimerie (première imprimerie à Orléans en 1848), l’horloge mécanique...
De cette époque tragique, le curé de la paroisse de Cravant (Constantin Thoinard), trouva en 1875, dans son église St Martin, 13 blancs (pièce de monnaie) de Charles VII (1403-1461).
Laie et ses environs pendant les guerres de Religion
Le Roi Louis XII (1498-1515), « le Père du peuple », accède au trône en 1498, et inaugure une période de paix intérieure et de prospérité qui restera gravée dans le souvenir des paysans beaucerons comme une époque bénie des Dieux.
Puis, sous François 1er (1515-1547), apparaît la Réforme en France vers 1528 car la société souhaite un renouveau de la Foi et des pratiques chrétiennes. En effet, face aux compromissions de l’Eglise naît une volonté de révolution religieuse, qui donne naissance au protestantisme ; c’est la Réforme.
Mais ensuite, dès le début de son règne, Henri II (1547-1559) se révèle un ennemi implacable des Réformés. C’est à cette époque qu’une partie de la petite noblesse se rallie à la Réforme. Orléans, à cause de son Université, est un des foyers de la Réforme. Calvin y a étudié le droit en 1528-1529. Une Eglise est constituée à Orléans en 1557 et l’année suivante la Réforme se répand véritablement dans toute la région. Ainsi on compte, à cette époque, jusqu’à 5 Eglises protestantes aux environs de Cravant (Mer, Marchenoir, Beaugency, Briou et Lorges).
Or, le comte Gabriel de Montgomery, seigneur de Lorges, tue par accident dans un tournoi en 1559, le roi Henri II. Gabriel de Lorges se convertit au protestantisme après son meurtre accidentel et émigre ensuite en Angleterre.
L’affaiblissement du pouvoir royal sous la Régence de Catherine de Médicis en 1560, crée une condition favorable à l’expansion du protestantisme avec son historique Edit de St Germain du 17 janvier 1562 tolérant le culte protestant uniquement dans les maisons privées et hors des villes closes. Le massacre de Vassy ayant déchaîné la guerre civile dans tout le pays, les protestants s’emparent d’Orléans qui devient leur place forte en 1562 et ils pillent les églises de la ville et des environs. Catholiques et protestants s’affrontent alors dans une guerre civile qui éclate en 1562.
Le protestantisme se rependit dans la région par des colporteurs qui, dans les foires, vendaient des livres saints et des bibles, défendus pour la plupart mais achetés par la petite noblesse qui savait lire. Comme l’écrira Calvin en 1553, « dans le Blésois, surtout la noblesse est remuée ». En effet, de nombreux petits seigneurs de la région de Cravant étaient protestants. On peut citer par exemple ; De Villeneuve, Montgomery de Lorges, Daniel de Tissard de Biche, Louise de Coligny de Lierville, Du Candal de Fontenailles, de Briou de Puisieux, de Bernouville des Oiseaux à Binas, du Désert de la Motte de Talcy…
La répression commença très tôt dans la région de Cravant. C’est ainsi que Jean Bertrand, garde de la forêt de Marchenoir fut arrêté le 5 février 1556, emprisonné à Blois, jugé et condamné à être brûlé vif attaché à un poteau au marché aux porcs de Blois. Ayant fait appel de cette sentence, il fut emmené à Paris, jugé et condamné à la même peine qui fut exécutée à Blois le 1 juin 1556.
En 1562, le notable, nommé Chasseboeuf, fut arrêté à Beaugency et après l’avoir entendu, le duc de Guise le fit pendre à un noyer du château de Talcy.
Malgré ces persécutions, les protestants de la région de Cravant, s’organisèrent, nommèrent des Pasteurs et élevèrent des Temples. Celui de Marchenoir date de 1576. Certains colloques se tiendront à Lorges, notamment en 1579, 1594, 1595 et 1597. Les Pasteurs tiendront leurs propres registres paroissiaux où seront inscrits les baptêmes, mariages et enterrements. On relève dans ceux de Lorges, les noms d’habitants de Lorges, Villemuzard, Poisly, Briou, Josnes, Baule, Baccon, Meung, Beaugency et Cravant.
Si, dans certaines paroisses, les protestants étaient relativement tranquilles, dans d’autres, Josnes par exemple, les jeunes mariés eurent à subir la vindicte du curé du lieu, qui les dénonçait à la justice. Celle-ci intentait un procès aux jeunes mariés. Ce procès durait souvent plusieurs années. Pour être tranquilles, les protestants se soumettaient, ou alors allaient trouver un curé complaisant, comme celui de Villamblain ou de Nids pour avoir un certificat de mariage. Ces curés étaient parfois dénoncés par des confrères et celui de Nids fut condamné aux galères en punition du mariage du sieur Barthélémy Desfontaines et de la dame Judith Hesmes et de quantité d’autres.
Cependant, à partir de 1765, les jeunes gens pouvaient avoir des passeports ou laisser-passer qui constataient que « leur passage doit être libre pour aller se marier où bon leur semblera ».
Durant ces guerres de Religion, il est possible que l’église St Martin de Cravant a été pillée et incendiée, comme celles de Beaugency vers 1568. Pour autant, l’église de St Martin de Cravant sera reconstruite à la fin du 16ème siècle et le chevet sera percé de deux nouvelles baies, disposées au dessus des anciennes, dans lesquelles vinrent se placer deux vitraux datés de 1604.
Les protestants de Marchenoir et de Lorges disparurent presque complètement et seul un îlot à Josnes demeura. Avec la Révolution arrive la liberté des cultes. C’est dans le village de Josnes, proche de Cravant, que se tiendront les premières assemblées de Protestants de la région et à la suite dans un Temple construit en 1828.
François de Balzac d’Entraygues
Après la paix de Longjumeau le 23 mars 1568, François de Balzac d’Entraygues (1541-1613), est chargé par Charles IX de pacifier Orléans. Il est nommé lieutenant général des duchés d’Orléans et d’Etampes en 1568, bailli d’Orléans en 1571.
C’est à cette époque qu’il a probablement acheté le domaine de Laie ou l’a reçu en dot de sa première femme ; Jacqueline de Rohan, en parenté avec les Orléans-Longueville.
Mais venu à Paris, l’ancien bailli d’Orléans (Jérôme Groslot) y trouve la mort lors du massacre de la Saint Barthélemy. L’ordre du massacre parisien parvient aussitôt à Orléans dans la soirée du 24 Août 1572. Le lundi 25, les compagnies de la garde bourgeoise, sur ordre des échevins, repèrent les maisons protestantes et, dans la nuit, le sang coule à flots. On dénombrera 900 victimes. La Loire charrie les cadavres.
Ce fut le mérite de Henri IV (1589-1610), de la maison des Bourbons, de ramener la paix civile et religieuse en promulguant l’Edit de Nantes en 1598. Deux religions coexistent en France. Mais cette singularité pris fin lorsque Louis XIV (1643-1715) signe la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685 et interdit le protestantisme en France. Enfin, Louis XVI (1774-1792) rend aux protestants une existence légale par son Edit de Tolérance en 1787.
Nota : Bernard François Balssa transforma son nom de famille en Balzac. Son fils Honoré Balzac (1799-1850) ajoutera en 1831 une particule à son nom. Il s’appellera désormais Honoré de Balzac. Il avait usurpé les armes des Balzac d’Entraygues ainsi que leur particule.
Sources
Bulletins orléanais ; 1913, 1914 -1916, 1931, 1932, 1936, 1963, 1983, 1999
Cartulaire de Beaugency
Archives départementales du Loiret
Gallica
Le Loiret Généalogique
La plateforme du patrimoine « POP »
Base Mérimée
Un village, la terre et ses hommes (Toury en Beauce) de Samuel Leturcq - édition CTHS - mars 2007
Histoire de la France rurale sous la direction de Georges Duby– Tome 2 – de 1340 à 1789 – Edition Seuil – 1975
Une histoire de la Beauce de Michel Auboin-Editions CLD – 1995
La mémoire des croquants (1435-1652) de Jean-Marc Moriceau – Edition TEXTO - 2023
Balzac - Les paysans – Edition Flammarion – 1970
Une histoire du monde médiéval – Edition Larousse - 2005
Lorges par J Rossignol avec la collaboration de Marquenet (père et fils) – Bibliothèques d’Agglopolys Blois
Histoire de Marchenoir (la ville et baronnie) de Gentien Péan et Charles-Marin Rousseau, Editions du Cherche Lune – Transcription d’un manuscrit de 1820 par Bruno Guignard, Bibliothèques d’Agglopolys Blois.
Article réalisé par Patrick Thauvin-Gasnier









